27 novembre 2016

Regards palestiniens 10e édition : Rétrospective Kamal Aljari

Pour sa 10e édition, Regards palestiniens est heureux de présenter une rétrospective de Kamal Aljafari à la Cinémathèque québécoise. Le cinéaste sera présent au cours des projections.

Mardi 29 novembre à 19 h :  Balconies (2007, 7 min),  The Roof (2006, 61 min)

Mercredi 30 novembre à 19 h :  Visit Iraq (2003, 26 min),  Port of Memory (2009, 62 min)

Jeudi 1er décembre à 19 h :  Recollection (2015, 70 min)

À l’occasion de cette rétrospective, il y aura aussi une table ronde (en anglais) autour du thème Mémoires déplacées et politiques de l’espace, avec le cinéaste Kamal Aljafari et le professeur Peter Limbrick (Film & Digital Media, UC Santa Cruz), le lundi 28 novembre à 16 h, au Morrice Hall, Theatre TNC, Local 017 de l’université McGill.

Ces événements sont présentés en collaboration avec la revue électronique Hors champ, la Cinémathèque québécoise et l’Institut d’études islamiques de l’Université McGill, avec le soutien du Conseil des arts de Montréal et de l’École de Cinéma Mel Hoppenheim (Beaux-Arts) de l’Université Concordia.

Extrait du texte de présentation par Nour Ouayda :
« ‘Il est difficile de se souvenir. Il faut s’asseoir et regarder, fixer.’ Voici ce que Kamal Aljafari répondit quand Nathalie Handal lui demanda dans un entretien publié par Guernica ce que voudrait dire, pour lui, « voir profondément ». Regarder longuement, pour se rappeler : peut-être est-ce ce geste qui résume tout son cinéma. Le temps de deux courts (Visit Iraq et Balconies) et de trois longs métrages (The Roof, Port of Memory et Recollection), Aljafari braque ces instruments audiovisuels sur les résidus et les ruines. Regarder longuement pour révéler l’invisible. Fixer les traces pour faire surgir les fantômes. »

Pour plus de détails:
http://www.cinematheque.qc.ca/fr/programmation/projections/cycle/kamal-aljafari
http://kamalaljafari.net/films/




10 octobre 2015

Regards palestiniens, 9e édition, 2015

Réalisatrices palestiniennes

2-3-4 décembre 2015
Cinémathèque québécoise, Salle Claude Jutra
335, boul. de Maisonneuve est, Montréal  H2X 1K1 - Métro Berri-UQAM
http://www.cinematheque.qc.ca
10$ (étudiants-aînés 9$)

Aussi, lundi 30 nov. 19h00, séance de Cinema Politica, Concordia University. Détails plus bas ou ici: http://www.cinemapolitica.org/screening/concordia/mars-sunrise

Regards Palestiniens 2015 est un programme consacré à des films de fiction, des documentaires et un court métrage expérimental réalisés par des femmes palestiniennes. Il s'ouvre sur une quête pour retrouver les archives du Front de libération de la Palestine disparues en 1982, invite ensuite à suivre le regard de jeunes adultes sur l'attaque du sud du Liban par l'armée israélienne en 2006, et enfin, explore la complexité de la vie pour les personnes tentant de survivre dans Gaza assiégé. Chacun de ces longs métrages est précédé d'un court film explorant les sensations et les affects de vies soumises à un état d'exception. Ce programme de films déploie une vision féminine de la terreur du néo-colonialisme.


Mercredi, 2 déc., 19h00
Kings and Extras, précédé de: Living by Fear et Hamourabi
Séance présentée par Najat Rahman, professeure de littérature comparée à l'Université de Montréal

Kings and Extras, Azza el-Hassan, 2004, 60 min., sta
L'archive de la cinématographie palestinienne des années 70, qui comprenait les films ayant documenté la période révolutionnaire de l'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), a disparu lors des bombardements israéliens sur Beirut en 1982. La réalisatrice palestinienne Azza El-Hassan part à la recherche de cette archive et sur les traces d'une révolution manquée, dans un road-movie qui va de la Palestine à la Jordanie en passant par la Syrie et le Liban. Mêlant mythes personnels et nationaux, le film aborde les questions de la perte et de la défaite avec sensibilité et humour, non sans s’interroger son propre statut dans cette quête des images.

Living by Fear, Dima Abu Ghoush, 2013, 9 min., sta
Yitzhar est une colonie israélienne implantée en surplomb des villages palestiniens de Burin, Madama, Asira al-Qibliya, Urif, Einabus et Huwara au nord de la Cisjordanie. Des familles, et tout particulièrement les enfants, témoignent des attaques régulières perpétrées par les colons israéliens dans leurs villages.

Hamourabi, Dima Abu Ghoush, 2008, 15 min 44, stf
En 2006, des élections législatives sont organisées en Cisjordanie et à Gaza pour élire le nouveau gouvernement de la Palestine. Cependant, quelle est la signification de ce processus démocratique dans un territoire encore sous le joug de l'Occupation? Le film suit le développement de la campagne, notamment celle conduite par un parti peu conventionnel nommé Hamourabi.


Jeudi, 3 déc., 19h00
33 Days, précédé de: Shake
Séance présentée par Norma Rantisi, professeure en géographie et urbanisme à l'Université Concordia

33 Days, Mai Masri, 2007, 70 min., stf
La réalisatrice palestinienne montre la vie à Beirut pendant les bombardements israéliens de 2006. Alors que les réfugiés arrivent depuis le sud du pays particulièrement touché par les attaques, Mai Masri accompagne trois protagonistes : un acteur de théâtre qui organise des ateliers pour les enfants traumatisés, une employée d'une agence d'aide internationale, et un journaliste de télévision. Trois récits personnels où prime la quête du bien commun en débit des bombes et des massacres.

Shake, Deema Dabis, 2015, 9m30, stf
Kareemah est une artiste palestinienne ayant grandi aux États-Unis, loin de l'Occupation. Elle accepte de faire une tournée avec une troupe de cirque qui s'arrête en Palestine. À l'aéroport de Tel-Aviv, elle est confrontée à la réalité de son identité palestinienne alors que la légitimité de sa présence en Israël est remise en question par la violence de l'employé des services frontaliers.

 
Vendredi, 4 déc., 17h00
Where Should the Birds Fly, précédé de: Shujeiya, Land of the Brave et Home Movies Gaza
Séance présentée par Zahia El-Masri, réfugiée palestinienne au Liban, militante
En présence du producteur, Brian Drolet, www.deepdishtv.org

Where Should the Birds Fly, Fida Qishta, 2013, 60 min., stf
Mona avait sept ans à l'époque de l'attaque israélienne sur Gaza nommé “Opération Plomb Durci” en 2008. La guerre a laissé Mona orpheline et en proie à des souvenirs traumatisants. Progressivement, la jeune fille se confie à la réalisatrice et retrace les événements qui ont précédé la destruction de sa maison et le meurtre de sa famille.

Shujeiya, Land of the Brave, Hadeel Assali, 2014, 5m22, sta
Le film superpose deux temporalités de Gaza. D'un côté, des images heureuses du quartier de Shujeiya avant sa destruction tragique durant les assauts israéliens de 2014. De l'autre, le témoignage du journaliste Samer Zaneed, qui dénonce le fait que les appels répétés des résidents de Gaza à la Croix rouge pendant les bombardements sont restés sans réponse.

Home Movies Gaza, Basma Al-Sharif, 2013, 24m08, stf
Home Movies Gaza nous initie à Gaza comme microcosme de l'échec de la civilisation. La vidéo tente de décrire le quotidien d'un endroit où toute aspiration aux droits de l'homme les plus élémentaires est un objet de lutte. La sphère domestique devient indissociable de l'identité politique complexe de son territoire.


Co-présenté par:
Regards palestiniens, Cinémathèque québécoise, Cinema Politica
Avec le soutien de:
Centre de recherche sur le documentaire (Université Concordia)
Institute of Islamic Studies (McGill University)
Département de littératures et de langues du monde (Université de Montréal)
Galerie Imane Farès, Paris
PAJU Palestiniens et Juifs Unis
CJPP Coalition pour la justice et la paix en Palestine

CINEMA POLITICA :
Lundi 30 nov. - Admission by donation
"Mars at Sunrise" by Jessie Habie, Palestine-Canada-USA, 2013, 75 min.
Université Concordia, Hall Building, H110, 1445 de Maisonneuve ouest - Métro Guy









26 septembre 2015

Regards palestiniens, 9e édition

à la Cinémathèque québécoise

le 2, 3, 4 décembre 2015


Détails à venir... mais nous sommes déjà contents de vous annoncer qu'on va présenter, entre autres:

 

28 février 2015

Trois artistes appellent au boycottage d’Art souterrain pour des raisons politiques
 Le Devoir - 27 février 2015 | Jérôme Delgado - Collaborateur | Arts visuels
http://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/433086/trois-artistes-appellent-au-boycottage-d-art-souterrain-pour-des-raisons-politiques

Devrait-on boycotter Art souterrain ?
Le soutien financier du consulat d’Israël à une expo sur la sécurité crée un malaise
Le Devoir - 28 février 2015 | Jérôme Delgado - Collaborateur | Arts visuels
http://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/433016/devrait-on-boycotter-art-souterrain

ART SOUTERRAIN provoque de l’indignation à Montréal

Le 26 février 2015

Monsieur Frédéric Loury
directeur général et commissaire
Art souterrain, Montréal

Cette année Art souterrain a choisi le thème « Sécurité, que reste-t-il de nos espaces de liberté » et Israël comme invité d’honneur. Félicitations, quel choix brillant! Israël est en effet le grand expert international des questions de « sécurité », nul état n’est aussi qualifié que lui. Sa pratique principale étant de porter atteinte à la sécurité des Palestiniens, à moins de les emprisonner ou de les tuer. Mais il n’y a pas un soupçon d’ironie dans vos avis à la presse et au public. Il faut être armé d’une bonne dose de cynisme pour s’associer à l’État d’Israël pour un tel événement, compte tenu de ses brutalités systématiques envers les Palestiniens : campagnes de bombardement de Gaza et de sa population captive, occupation militaire de toute la Cisjordanie y compris les colonies illégales; bref un état de siège permanent qui prive les locaux de tous leurs droits : liberté de mouvement, santé, éducation, logement, alimentation, eau, travail, terre.

En tant qu’exposants, c’est avec surprise et indignation que nous avons appris le lien de collaboration entre Art souterrain et le Consulat général d’Israël, en lisant Le Devoir.

En réponse à l’appel des Palestiniens à soutenir la campagne BDS - boycott, désinvestissement, sanctions - nous exigeons que le court métrage « Un jour en Palestine » soit retiré de l’exposition. Nous refusons notre paiement de 50$ chaque (via Vidéographe).

Nous ne sommes pas opposés à être associés à des artistes israéliens, mais nous ne pouvons co-exister avec des activités financées par le gouvernement d’Israël.

Nous ne voulons pas participer à vos activités, qu’elles soient « ludiques » - comme vous dites - ou non, puisqu’en vous associant au Consulat d’Israël, vous accordez du prestige à un État coupable de crimes de guerre, de violer le droit international, d’exercer des politiques d’apartheid à l’intérieur de ses propres frontières et dans les territoires occupés.

Nous invitons tous les artistes, enseignants, étudiants, chercheurs, athlètes, et les organisations qui les représentent et qui les emploient, à se joindre à la campagne BDS.

Nous demandons une réponse de la part d’Art souterrain.

Signé,
Mary Ellen Davis, Will Eizlini, Jose Garcia-Lozano
www.maryellendavis.net


* * *

VJI-IJV Montréal : Voix juives indépendantes - Independent Jewish Voices
VJI s’oppose à et condamne vigoureusement l’association d’Israël avec l’exposition Art souterrain. Nous sommes indignés que cet État soit considéré digne d’être honoré, alors qu’il supprime les droits des Palestiniens, viole continuellement les résolutions des Nations unies, et que son concept de « sécurité » se traduise en installation d’un mur d’apartheid qui bloque l’accès aux écoles, au travail, aux soins de santé pour ceux qui vivent en Cisjordanie. Une véritable sécurité ferait appel à la défense des droits et libertés de tous, non pas l’imposition d’une discrimination militarisée envers le plus grand nombre.

* * *

PAJU (Palestiniens et Juifs Unis):
Monsieur Frédéric Loury,
directeur général et commissaire
Art souterrain

C’est avec un certain étonnement que nous avons appris de votre décision  d’inclure Israël comme invité d’honneur sur le thème de « Sécurité, que reste-t-il de nos espaces de liberté ». Au nom de la sécurité de l’État, le gouvernement d’Israël a construit un système d’apartheid, dont les civils palestiniens sont les victimes, à l’intérieur de l’occupation illégale des territoires palestiniens qui dure depuis des décennies.

Pendant l’été de 2014, Israël a lancé une attaque meurtrière contre les Palestiniens à Gaza durant laquelle  2 000 Palestiniens ont été tués dont 70% furent des civils, parmi eux des centaines de femmes et d’enfants, cela au nom de la sécurité de l’État d’Israël. Un certain nombre de quartiers à Gaza ont été entièrement détruit.  Israël a lancé une attaque similaire contre Gaza en 2008 avec des conséquences aussi néfastes.

Ça fait 8 ans que Gaza est sous blocus et sa population est affamée et assoiffée. Cisjordanie est une prison au ciel ouvert et Gaza est le plus grand camp de concentration dans le monde. Que reste-il des espaces de liberté des Palestiniens, monsieur Loury? Eh bien, pratiquement rien!

Sachez que 700 artistes de conscience au Royaume Uni ont pris la décision de lancer un boycott culturel contre Israël (http://www.thenational.ae/opinion/comment/as-the-us-and-europe-turn-away-israel-looks-to-asia) et voila que vous et Art Souterrain se font complices d’un état qui pratique un système de ségrégation des plus déshumanisants contre un peuple voisin sans défense qui subit toutes sortes de supplices et humiliations depuis presque 67 ans!

Nous, membres de Palestiniens et Juifs Unis (PAJU), dénonçons cette complicité honteuse et nous allons exhorter le public à éviter votre exposition.

Bruce Katz
Palestiniens et Juifs Unis
le  25 février  2015

* * *

Coalition BDS-Québec:

Montréal, le 25 février  2015

Monsieur Frédéric Loury, directeur général et commissaire
Et toute l’équipe d’Art souterrain Montréal

Nous sommes une coalition de groupes et d’individus de la société civile québécoise impliquée dans une campagne internationale de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS)  contre l’État d’Israël et ses violations systématiques du droit international envers le peuple palestinien…. depuis  1948 !

Nous sommes profondément indignés et révoltés contre votre décision de faire d’Israël votre invité d’honneur à Art souterrain, en particulier avec une thématique telle « Sécurité, que reste-t-il de nos espaces de liberté ? ». S’il est un État qui a investi massivement, avec l’aide des États-Unis et du Canada, dans l’industrie de la sécurité pour détruire brutalement tous les « espaces de liberté » des Palestiniens et Palestiniennes, c’est bien Israël.

Vous et votre équipe ne pouvez pas ne pas savoir ! Vous êtes très certainement au courant de la dernière et cruelle agression militaire d’Israël envers la population de Gaza pas plus tard qu’en juillet et août derniers. Vous savez qu’Israël occupe et colonise la Palestine depuis des décennies en toute impunité. Vous savez qu’Israël pratique une politique d’apartheid que des grands « connaisseurs » de l’apartheid, Nelson Mandela et Desmond Tutu, ont vigoureusement dénoncée.

Votre geste fait partie de la stratégie d’Israël qui ne rate pas une occasion de « revamper » son image dans le monde en contribuant au financement d’événements culturels.  Vous vous en faites le complice. Nous avions déjà bien assez du premier ministre Harper, le « plus meilleur ami » d’Israël sur la scène internationale comme source de honte pour tous les Canadiens et Canadiennes.

Enfin vous n’ignorez pas qu’un nombre sans cesse croissant d’artistes à travers le monde, y compris en Israël même, invitent leurs concitoyennes et concitoyens à soutenir la campagne BDS pour forcer Israël à respecter les droits du peuple palestinien. Ces artistes veulent contribuer  à ce qu’Israël restitue à ce peuple  ces « espaces de liberté » qu’il lui a usurpés illégalement par la force des armes et l’industrie de la sécurité.  Nous saluons le geste courageux et solidaire des artistes Mary Ellen Davis, Will Eizlini, Jose Garcia-Lozano qui  ont pris la décision de se retirer de l’événement.

Tous ces artistes contribuent ainsi à soutenir le peuple palestinien dans sa longue lutte pour la justice, la liberté et la paix. Nous vous invitons à en faire autant.

Sabine Friesinger et Lorraine Guay
Pour la Coalition BDS-Québec

31 octobre 2014

Regards Palestiniens 8e édition

28-29-30 novembre 2014
Cinémathèque québécoise, Salle Claude Jutra
335, boul. de Maisonneuve est, Montréal H2X 1K1 - Métro Berri-UQAM
http://www.cinematheque.qc.ca
10$ (étudiants-aînés 9$)


 en co-présentation avec la Cinémathèque québécoise, Cinema Politica, Institut français, Consulat de France, CJPP Coalition pour la justice et la paix en Palestine, PAJU Palestiniens et Juifs Unis

introductions et discussions avec : Nasrin Himada, Shourideh C. Molavi, Norma Rantisi
traduction : Alex Sanchez, M. E. Davis, R. Jean

Ce programme de films rassemble des documentaires, une fiction et une œuvre hybride. Des regards sur la destruction de Gaza par l'armée israélienne lors de l’Opération Plomb durci (reprise par l’Opération Bordure protectrice, l’été dernier); le cloisonnement des Palestiniens en Cisjordanie et leur passage vers Israël malgré le mur et les contrôles; l’existence kafkaïenne des Palestiniens vivant en Israël; l’oppression des pêcheurs et des fermiers de Gaza; et les vies hantées par les regrets des exilés. Des conditions de vie distinctes, mais l’unité dans la résistance : « Nous ne partirons pas, nous disent-ils, et les expatriés reviendront. » Ces films partagent une vision, celle de vivre et survivre dans les décombres, derrière les murs, entre les checkpoints, sans jamais céder.
- M.E. Davis, R. Jean

Vendredi 28 novembre - 20 h 30
PLOMB DURCI (Piombo fuso) - Stefano Savona - Italie 2009 - documentaire - 80m - stf

Samedi 29 novembre - 20 h 30
(Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien)
INFILTRÉS - Khaled Jarrar - Palestine 2012 - documentaire - 70m - stf
précédé de
THOUGH I KNOW THE RIVER IS DRY - Omar Robert Hamilton - Palestine 2013 - fiction - 19m - sta

Dimanche 30 novembre - 19 h 00
PORT OF MEMORY - Kamal Al Jafari - Palestine 2009 - documentaire hybride - 62m - 35mm sta
précédé de
SAYADEEN [Fishermen] - Murat Gokmen - Palestine/UK 2013 - documentaire - 13m40  sta
DEBRIS - Abdelsalam Shehadeh - Palestine - documentaire - 17m – sta


PLOMB DURCI (Piombo fuso)
Stefano Savona - Italie 2009 - documentaire - 80m - stf
http://www.pulsemedia.it/plombdurci/
Vendredi 28 novembre - 20 h 30

Nous sommes le 6 janvier 2009, onzième jour de l'attaque israélienne contre la Bande de Gaza. Au-delà du mur infranchissable séparant Gaza du reste du monde, les bombardements aériens se poursuivent pendant que l’armée israélienne durcit son offensive terrestre.
Aucun témoin n'a réussi à forcer le barrage total que les troupes d'occupation imposent à la presse internationale. A la frontière avec l’Égypte, seuls les blessés et quelques camions de médicaments ont le droit de franchir le point de passage de Rafah.
Puis, presque par hasard, une faille imperceptible s'ouvre dans le dispositif imperméable du poste frontalier. Quelques journalistes réussissent à passer ; parmi eux, un réalisateur, avec sa caméra. Ce film montre ce que cette caméra a pu filmer au-delà de la frontière : le simple récit en images de la vie quotidienne pendant les derniers jours de l'opération "Plomb durci".

INFILTRÉS
Khaled Jarrar - Palestine 2012 - documentaire - 70m - stf
https://www.facebook.com/infiltrators.pal
Samedi 29 novembre - 20 h 30

« Nous continuerons à traverser même s’ils construisent des milliers de murs ! »
Le checkpoint est fermé. « Détour, détour ! » crie un chauffeur de taxi, annonçant une fois de plus le début d’une recherche incertaine pour contourner les innombrables obstacles limitant la circulation des Palestiniens en Cisjordanie.
INFILTRÉS est un « road movie » viscéral qui relate les déboires quotidiens des Palestiniens, de tous les milieux, qui cherchent à se déplacer à travers, dessous, sur et autour d’une matrice ahurissante de points de contrôle, mur de séparation et « postes-frontière », construits et imposés par l’armée israélienne dans les territoires occupés.
Khaled Jarrar a participé à ce « jeu » du chat et de la souris, caméra à l’épaule. « Pendant 4 ans, j’ai suivi des gens qui creusaient pendant des jours un trou sous le Mur, d’autres qui cherchaient un point faible dans la barrière électrifiée pour la couper et passer à travers, j’ai rencontré des contrebandiers, des familles brisées, des hommes et des femmes qui risquent l’emprisonnement, les blessures, la mort pour travailler «illégalement» en Israël... ils m’ont ouvert un autre monde dans lequel il est fascinant de voir l’ingéniosité des gens pour survivre, mener une vie normale, se jouer des théories sécuritaires israéliennes...montrer qu’il est impossible d’enfermer tout un peuple. »





THOUGH I KNOW THE RIVER IS DRY
Omar Robert Hamilton - Palestine 2013 - fiction - 19m - sta
http://www.riverdryfilm.com/
Samedi 29 novembre - 20 h 30

Il est retourné en Palestine. Pris entre le passé de son frère et le futur de son fils, le choix d’un homme provoque une catastrophe pour sa famille.

Le réalisateur déclare :
« La Palestine, comme sujet, peut nous paraître inaccessible et trop chargé d'histoire. Trop souvent, le drame véritable et le style sont perdus dans l'idéologie et la rectitude politique.
Mais les cinéastes ont une responsabilité, l’art possède une obligation de raconter les histoires du peuple, de raconter les histoires qui ont été enfouies. Avec ce court métrage, je pense que nous offrons une histoire pertinente et vibrante, et que nous la racontons d’une façon à la fois dramatique et provocante.
Ayant travaillé en Palestine durant les cinq dernières années, vivant là-bas un mois ou deux à chaque année, j’ai constamment pensé à comment le cinéma – notre forme d’art la plus immersive – pourrait espérer recréer ne serait-ce qu’une fraction de l’expérience palestinienne.
C’est une expérience qui est à la fois profondément complexe et remarquablement simple. Elle est autant cinématographiquement physique que psychologique et invisible. C’est vivre pour toujours dans un présent incertain, alors qu’autant les récits du passé que les possibilités du futur sont sous attaque. C’est une expérience qui doit être dite et redite d’un millier de façons différentes, celle-ci est juste l’une d’entre elles. »



PORT OF MEMORY
Kamal Al Jafari - Palestine 2009 - documentaire hybride - 62m - 35mm sta
http://kamalaljafari.com/port-of-memory/
Dimanche 30 novembre - 19 h 00

L’histoire de la ville de Jaffa, cité portuaire prospère devenue désormais l’une des parties constituantes de Tel Aviv, sert de trame de fond au plus récent film d’Aljafari, centré sur la famille de sa mère dont les membres risquent l’éviction s’ils ne sont pas capables de trouver les preuves que la maison dans laquelle ils ont vécu durant des décennies leur appartient. Leur situation est exposée avec l’habituelle subtilité d’Aljafari, qui fait aussi appel à l’humour noir et au ton pince sans rire. Ce récit squelettique fournit l'ébauche d’un portrait de la vie quotidienne dans ce qui était autrefois un quartier fort animé, presque vidé par les combats lors de la création de l'Etat d'Israël, et qui a subi des décennies de négligence de la part des autorités officielles par la suite. Durant ce temps, Jaffa a été fréquemment utilisée comme lieu de tournage pour les films d'aventure mettant en vedette des gens comme Chuck Norris. Bien que ces films aient utilisé Jaffa comme un endroit exotique générique, ils sont devenus, par un retour légèrement ironique, la source d'images documentaires sur la ville telle qu'elle fut.



SAYADEEN [Fishermen]
Murat Gokmen - Palestine/UK 2013 - documentaire - 13m40  sta
www.muratgokmen.co.uk
Dimanche 30 novembre - 19 h 00

Sayadeen veut dire pêcheur en arabe.
Forcés de pêcher à l’intérieur de trois milles des côtes, les pêcheurs de Gaza luttent pour survivre. Les ressources diminuant, ils risquent tout pour nourrir leurs familles. Ceux qui s’approchent de la limite risquent d’être arrêtés, la saisie de leur bateau et de leurs avoirs, ou de subir le tir des patrouilleurs de l’armée israélienne. Filmé en une matinée à bord d’un bateau au large de Gaza, Sayadeen nous montre ce qu’il en est de pêcher au milieu du plus strict blocus naval de la planète.
Le documentaire a été filmé grâce à l’aide de Raed, un pêcheur local. Il a embarqué l’équipe sur son hors-bord et nous avons parlé à tous ceux que nous avons croisés. L’un des pêcheurs fait un appel direct à la communauté internationale. Sa demande est simple mais importante : Ouvrir la mer.

DEBRIS
Abdelsalam Shehadeh - Palestine - documentaire - 17m – sta
Dimanche 30 novembre - 19 h 00

DEBRIS n’est pas que le récit d’un homme palestinien dont la ferme a été bulldozée et la maison démolie, c’est l’histoire de quelqu’un qui aime la vie, sa famille, son pays : un homme pleurant … C’est l’histoire de rêves qui ont des ailes, s’envolant vers le lointain avec l’intention d’atteindre le ciel. L’histoire d’une génération exposée à l’humiliation et à la brutalité, qui ressent son impuissance, mais qui se tient debout.